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Des années 80 à aujourd’hui, nombreux sont ceux qui ont tenté d’apprivoiser cet équilibre insaisissable qu’est le confort. Dans toutes ses composantes - thermique, visuelle, acoustique, olfactive, etc. - la modélisation conduit toujours à un imparfait ; le professeur danois Ole Fanger avait d’ailleurs démontré il y a 20 ans l’existence récurrente d’au moins 5% d’insatisfaits. A l’aube d’une nouvelle réglementation thermique qui maintient comme indicateur une « Tic » si peu représentative et qui érige les bâtiments basse consommation comme minima, n’est-ce pas le moment de redéfinir la notion même de confort, ou plutôt d’ « inconfort » ? Faut-il en effet 300 lux dans toute une pièce pour y voir clair ? Est-ce indispensable de renforcer |
l’isolement acoustique de façade si rien n’est engagé pour atténuer les bruits intérieurs ? La réglementation valorise très largement les solutions technologiques qui garantissent le maintien en toutes circonstances de la température de consigne dans une pièce, et la possibilité offerte à chaque utilisateur de régler sa valeur à sa convenance. Mais est-ce compatible avec la recherche d’un bâtiment passif ou simplement « bioclimatique » ? Ces réflexions s’inscrivent dans notre volonté de concevoir le bâtiment de demain avec pragmatisme, et maintenir une haute qualité d’ambiance sans entraver la marche en avant énergétique du grenelle. Nicolas Molle |
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